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Date de publication : mercredi 26 décembre 2018

Enquête TREMI de l’ADEME - Les chiffres de la rénovation énergétique

L’enquête réalisée en 2017 par l’ADEME sur les travaux de rénovation énergétique des maisons individuelles (TREMI) fait le point sur les travaux de rénovation d’habitation réalisés par les propriétaires et les bailleurs pendant trois années (2014 – 2016). Elle fait le constat que les travaux ont pour principal objectif d’améliorer le confort de leur intérieur. L’objectif est-il atteint ? Le hiatus entre le ressenti et la réalité semble immense.

Des travaux énergiques en masse

Les plans de rénovation énergétique de 2013 et de 2018 ainsi que la loi « transition énergétique pour la croissance verte » avaient trois ambitions :
- favoriser la rénovation de 150 000 propriétés des ménages précaires pour lutter contre la précarité énergétique,
- favoriser l’amélioration énergétique de 500 000 passoires thermiques (DPE F ou G) chaque année,
- rénover tous les bâtiments aux normes BBC d’ici 2050.

Pendant les trois années de l’enquête TREMI, plus de 5 millions de rénovations énergétiques de logements ont été réalisées, pour une dépense totale de près de 60 milliards d’euros, soit une dépense moyenne par habitation rénovée de 11 750 euros.

Les principaux travaux réalisés concernent :
- le remplacement des ouvertures dans plus de la moitié des logements rénovés,
- l’isolation des combles et des toitures, l’isolation des murs et le des travaux de chauffage dans 40 % des logements rénovés.

En revanche, les travaux de ventilation ont été réalisés dans moins d’un logement sur 5.

Perception positive des ménages mais résultats décevants

Les résultats ne sont pas à la hauteur des espérances. Si les logements rénovés voient bien leur consommation énergétique par mètre carré diminuer, signe d’une amélioration de leur performance énergétique, 3 logements rénovés sur 4 n’ont pas changé de classe énergétique et seuls 5 % d’entre eux ont sauté deux classes énergétiques ou plus.

Le montant et le type des dépenses énergétiques sont rapportés au degré d’amélioration du confort du logement. Ainsi, pour les 5 % de logements ayant sauté deux classes et plus, le coût moyen des travaux par logement est de 25 900 euros, alors qu’il n’est que de 9700 euros pour les logements dont la classe énergétique reste inchangée.

Il faut bien avouer que l’efficacité énergétique des travaux soutenus financièrement par l’Etat n’est pas pleinement au rendez-vous. Pourtant, elle satisfait 83 % des ménages ayant réalisé des travaux, qui disent ressentir une amélioration du confort thermique de leur habitation.

Source : enquête TREMI 2016

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